Collecte, Talvère?

Un bien commun ?

Pour aller à l’essentiel, voici quelques schémas issus d’un très intéressant rapport intitulé « BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage »

Extraits

Le principe d’une société fondée sur les capitaux : l’argent décide. Plus d’argent = plus d’influence.
Le principe d’une économie fondée sur les biens communs : tous les acteurs ont la même influence et peuvent s’investir avec des droits égaux.

Cette histoire illustre la perte de biens communs résultant d’un mauvais usage de
la contrainte.

Les choses qui sont utilisées en commun constituent la charpente interne d’une société florissante.

– Les res nullius sont les objets sans propriétaire, dont tout le monde peut donc user à volonté.
– Les res privatae, par contre, réunissent les choses dont des individus ou des familles se trouvent en possession.
– par le terme res publicae, on désigne toutes les choses érigées par l’état pour un usage public, comme les rues ou les bâtiments officiels.
La dernière catégorie concerne notre sujet :
– Les res communes comprennent les choses de la nature qui appartiennent en commun à tout le monde, comme l’air, les cours d’eau et la mer.
De manière plus large, relèvent ainsi également de cette catégorie les choses que les hommes produisent dans le cadre de leur production culturelle collective. Ou encore celles qui sont  créées collectivement au sein des réseaux numériques.

Les biens communs sont constitués de trois briques fondamentales :

Cela constitue l’architecture des biens communs.

« Vous et votre famille êtes plus fortunés que vous ne le pensez, car vous avez part aux biens communs.» Harriet Barlow, On the commons »

Et en bonus, un extrait de la 4ème de couverture

Ce sont de grands inconnus, et pourtant nous vivons tous grâce à eux. Ils sont au fondement même de notre vie collective. Ce sont les biens communs. L’air, l’eau, les savoirs, les logiciels et les espaces sociaux. Et bien d’autres choses qui rendent possible la vie quotidienne et le bon fonctionnement de l’économie.

De nombreux biens communs sont cependant menacés – ils sont ôtés à la collectivité, commercialisés, détruits de manière irréversible. Au lieu de cela, ils devraient être cultivés et développés.

Nous avons besoin d’une nouvelle conscience de l’importance de ces «  choses qui nous sont communes  ». Sans eux, il n’y a en effet pas de bien-être et pas de prospérité possibles. Les biens communs ont besoin d’hommes et de femmes qui soient prêts à les défendre et qui s’en sentent responsables.

De nombreux problèmes de notre époque pourraient être résolus si nous dirigions l’énergie et la créativité dont nous disposons vers ce qui fonde notre richesse, ce qui fonctionne, et ce qui aide les hommes et les femmes à développer leur potentiel.

Ce rapport vise précisément à mettre ces choses, ainsi que les principes d’une « production par les pairs basée sur les biens communs », au centre de l’attention publique.

 

Source :
BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage
Un rapport de Silke Helfrich, Rainer Kuhlen, Wolfgang Sachs et Christian Siefkes
publié par la Fondation Heinrich Böll

sous licence CC by sa

Télécharger le rapport : HBoll_Biens_Communs

1 réflexion au sujet de “Un bien commun ?”

  1. Vraiment bien d’avoir des éclairages de ce niveau dans cet espace d’échange et de réflexion. C’est aussi ça qu’on attend de ce support. Merci Boris et toute l’équipe.
    Claire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.